Imaginez que Paris soit une petite ville de province, où la vie s’écoulerait paisiblement au rythme de la Seine et de ses pêcheurs...
C’est peut-être ce qu’il se serait passé, si Léonard de Vinci et François 1er avaient pu mener leur projet à bien…
La capitale de la France serait aujourd'hui une cité lacustre posée sur une Sauldre apprivoisée, canalisée comme une Venise au carré.
A
u coeur de la réflexion de Léonard de Vinci : la salubrité de la ville avec un système automatique de nettoyage par l'action de moulins
e
t des voies de communication de  Tours à Lyon par voies fluviales
pour l'établissement d'une cité idéale destinée à devenir la nouvelle capitale du Royaume !

Quelle belle revanche pour une ville si longtemps brocardée par les chansonniers comme étant le prototype de la "petite ville de province"
que la redécouverte de ce projet oublié !
Une première approche a été présenté en 2009 au Clos-Lucé.
L'exposition de Romorantin explicitera tous les détails de ses nouvelles révélations.




LE PROJET TITANESQUE commandé par FRANCOIS 1er

Le projet commandé par François 1er à Léonard de Vinci ne consistait pas seulement à l'établissement d'un palais mais comprenait également l'aménagement de jardins, d'écuries automatisées, d'un bâtiment octogonal et d'une ville nouvelle pour loger la cour.

Le sujet fut étudié une première fois par Carlo Pedretti dans les années 70 mais des éléments nouveaux ont permis aujourd'hui de rouvrir le dossier.  Des recherches menées conjointement par Romano Nanni (musée Leonardiano de Vinci), Martine Vallon (musée de Sologne de Romorantin) et Pascal Brioist (Centre d'études sur la Renaissance de Tours) ont permis de découvrir des sources jusqu'alors inexplorées.
Les archives municipales de la ville ont permis notamment de démontrer que le projet léonardien n'était pas resté une fiction
mais que des travaux de fondation avaient bel et bien commencé. Le nombre d'ouvriers, leurs noms, les masses de sable, de silex et de pierre déplacées, les moyens de financement, le nom du responsable du chantier ont ainsi pu être déterminés.



La découverte d’une grande parcelle le long de la Sauldre sur le cadastre napoléonien a permis de trancher le débat ancien
entre l’historien de l’architecture
Jean Guillaume et le spécialiste international de Léonard Carlo Pedretti concernant la taille du palais. 
Des relevés GPS ont permis de situer précisément les travaux de terrassements des années 1517-1519.
Des fouilles archéologiques menées en avril 2010 et dirigées par
Simon Bryant ont permis de repérer des substructions de calcaire
prouvant qu’une partie au moins du chantier avait été prise en charge par un financement royal.
La localisation d’un pavillon de chasse dans une forêt privée au Nord de Romorantin, au lieu dit le rond du Roi, est venu contredire l’hypothèse
de Pedretti d’un pavillon situé en ville accolé au château. Le Rond du roi, où se coupent 8 allées pourrait en effet correspondre
au bâtiment octogonal pensé par Léonard.
Enfin, une série de relevés sur le terrain du canal prévu entre la Sauldre et le Cher a permis de faire correspondre les croquis de Léonard
 avec un ruisseau existant encore, au tracé curieusement droit, le Mabon.
Ces nouvelles données confrontées aux croquis des Codex de Léonard de Vinci permettent une lecture nouvelle.

EXPOSITION ET COLLOQUE INTERNATIONAL

L’exposition se propose de répondre à une question lancinante : pourquoi le projet de François Ier élaboré avec Léonard a-t-il été abandonné ?
Est-ce à cause d’une épidémie, comme on l’a souvent dit ? Est-ce parce que le Roi a changé ses priorités ? Est-ce par qu’il n’avait plus d’argent ? Mais alors pourquoi se lance-t-il alors dans le chantier de Chambord ? Enfin, si Chambord est une sorte de solution alternative,
quelles traces a laissé l’aventure romorantinaise dans le palais construit par le Roi bâtisseur en pleine forêt ?

Les 3, 4 et 5 juin 2010, trente experts internationaux animeront des conférences sur les thémes suivants :

Les expositions auront lieu au Musée de Sologne et à l’Espace Automobiles Matra.
 Sur 600m², le projet de Léonard de Vinci sera replacé dans son contexte de l’époque pour appréhender l’immensité de la tâche à accomplir.
La technologie des reconstitutions 3D viendra appuyer les nombreuses, et précieuses maquettes prêtées par le Museo Leonardiano di Vinci.

Le site de l'exposition

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